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L’Université d’insignifiance comparée (UDIC) est une institution imaginaire inventée par Umberto Eco, présentée dans le Pendule de Foucault et (...)
Le mot est une ordure, un déchet de la pensée, et ces déchets nous entourent et nous imposent de vivre dans l’illusion d’une connaissance quelconque. (...)
Principalement des réflexions sur des domaines techniques, des programmes aussi, qui m’ont été utiles pour diverses choses et que rien ne m’empêche (...)
Il y a des vérités, c’est indéniable, même si cela reste étonnant, quand on y pense. L’idée de vérité n’a rien d’évident, c’est une construction, dure à (...)

Je n’ai jamais eu de surnom. C’est ainsi, personne n’a réussi à me trouver quelque chose de convenable. Il faut s’y résoudre, me trouver un sobriquet est un passe-temps ingrat et stérile. Je ne prends déjà pas grand-chose de ce que la société des hommes m’offre, je peux bien, au moins, assumer le nom qui m’a été donné à mon arrivée. Je ne l’ai pas choisi mais il me convient. Guillaume, du germanique will-helm, la volonté et la protection, et Andrieu, version occitane de André, tout droit venant du grec aner, l’homme — nom très générique dans sa signification, donc, et assez courant pour qu’il me permette de toute manière un anonymat confortable.

Je comprends d’une certaine manière ce qui pousse les uns et les autres à se trouver un nom d’emprunt, dès lors qu’ils ne sont pas des personnages publics. L’idée de se déguiser, de changer de peau, de pouvoir se laisser aller à des actes que la vie physique — plus brutale, et donc prise avec plus de précautions — ne permet pas. Mes activités internétiques ne sont pas si séparées du reste de ma vie, pas assez pour justifier un changement de nom.

Cet espace est censé abriter quelques travaux qui m’occupent lorsque rien d’autre ne s’impose. L’urgence de la vie implique qu’ils avancent à tout petits pas, mais je serai content de recevoir les remarques de passants qui souhaiteraient apporter leur pierre (quant à la jeter, j’ai la ferme conviction de faire une très mauvaise cible).

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Backwards Blues

- I - « Et depuis ce jour là, c’est comme un tunnel qui se creuse sans arrêt devant moi, en se rebouchant sans cesse derrière. J’avance, jour après jour, et je me dis qu’il va bien falloir que ça s’arrête. Y’a des jours où c’est insupportable. » Susanne s’arrête. Des messages contradictoires passent sur (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Satirical rogue
posté le 9 août 2009 vers 19 heures et demi

@si et ses fora labyrinthiques

Cher @sinaute, toi aussi tu n’arrêtes pas de te tromper dans les fora @si et de mettre tes messages n’importe où. Ici, je vais te montrer le moyen que j’ai mis en oeuvre pour pallier au problème.
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Technicités
posté le 8 août 2009 vers 13 heures et quart

Consolatio

Il est mort, c'est un fait, il est mort sans scrupule, Il a fait ce grand saut dans le vide et pourtant Personne n'aurait pu l'arreter, minuscule Atome un peu instable au noyau surpuissant. Sachez vivre sans lui, et bruler de sa flamme, Il a mis dans vos coeurs du bois pour dix mille ans, (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Averses
posté le 17 février 2009 vers 19 heures et demi

Ni être ni avoir

Récemment tombé là, je me suis dit que l’exercice serait certainement très intéressant montrerait certainement un grand intérêt : écrire sans utiliser ni être ni avoir, (autrement que comme des auxiliaires de conjugaison, s’entend, sinon c’est ça s’apparente carrément à du terrorisme grammatical). Mais (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Satirical rogue
posté le 14 janvier 2009 vers 23 heures

La bonne mort

Requiescat in pace Faut-il mourir en paix ? Les philosophies, les religions, qui tendent à accueillir sereinement la mort ont-elles une utilité ? Un fondement raisonnable ? Pourquoi souhaiter que les derniers instants de la phase active d’un être soient sentis par cet être comme les plus doux ? Si (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Cohérences
posté le 14 janvier 2009 vers 22 heures et quart

Muse

L’hiver est toujours long, l’infortune tenace, Les mirages privés évaporés pourtant. Dans tes mains, concentré ce ruban, cette impasse, Dans tes yeux l’immobile attente du printemps. Le souffle un peu trop court, ces absurdes buées, Tu survoles ce monde en guidant tes faux-pas, Tu te cognes aux (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Averses
posté le 11 janvier 2009 vers 20 heures et quart

L'empreinte du destin

Nous nous sommes rencontrés près du Capitole. Elle a eu un regard que j’ai préféré ne pas comprendre, pour ne pas m’y attacher. Nous avons marché, nous avons parlé. Je lui ai donné les photos, les deux carnets. Je suis reparti à deux heures du matin sans l’avoir touchée. Et en me détestant.
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Satirical rogue
posté le 23 décembre 2008 vers 23 heures et quart

L'empreinte du destin

La soirée est calme et le vin que j’ai ramené lui délie la langue. Il ne lui en faut jamais beaucoup pour me raconter ses sales histoires, de toute manière. Nous nous connaissons depuis deux ans déjà, je sais tout de son mariage, de son divorce, de ses déceptions, de ses angoisses chroniques de ne pas pouvoir assumer son statut d’homme.
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Satirical rogue
posté le 6 décembre 2008 vers 23 heures

Comme un chrétien

La solitude comme seul obstacle à l’ébahissement, ou bien comme catalyseur ? Épictète ne tranche pas. Dans tous les cas, frère humain, tu es seul face à toi-même. Qu’importe les satellites ?
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Satirical rogue
posté le 25 novembre 2008 vers 23 heures moins le quart

Promesses

Nous entendions parfois frapper aux loin la foudre Et nous partagions tous la mort que nous taisions, De nos yeux affolés fuyant les horizons, Espérant éviter les nuages de poudre. La nuit qui va tomber, le feu qui déménage, Les chasseurs qui défont leur sac vide, hagards. Moi je reste éveillé en (...)
par Guillaume Andrieu
dans à la rubrique Averses
posté le 19 octobre 2008 vers minuit et quart
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